Pour qu’il y ait adhésion à une action publique de politique sociale, il faut d’abord qu’elle vise, chez les plus faibles, le renforcement de la confiance en eux et entre eux. Une politique sociale qui rend les individus capables, qui leur donne le pouvoir d’agir au lieu d’agir à leur place.

Sans sacrifier la protection nécessaire de l’individu, cette vision de la politique sociale vise à mettre l’individu en capacité d’agir dans une société compétitive et de devenir partie prenante de son destin individuel et de l’avenir commun. Les politiques sociales de compensation et de protection doivent évoluer vers la mise en capacité dans une société de plus en plus compétitive.

Les politiques sociales doivent articuler ces principes de manière à fonctionner comme un multiplicateur des solidarités privées et publiques, afin de mieux faire contribuer l’ensemble de ces logiques à l’impératif de prise en charge des populations vulnérables, en conciliant protection et responsabilité.

Prendre en compte l’évolution des capacités d’un individu, associer davantage celui-ci aux processus qui l’affectent et lui octroyer davantage de pouvoir sur son environnement deviennent dès lors des enjeux nécessaires de la cohésion sociale.

Les dépenses sociales ne doivent plus être dès lors considérées comme des dépenses de compensation ou d'assistanat mais envisagées comme des dépenses d’investissement, forgeant les nouvelles capacités de l’individu et lui permettant de faire face de manière plus autonome à une société en constante évolution.